De l’avenir de la Belgique et de ses nations : lettre ouverte au Roi Philippe

 Comte Lamoral d’Egmont et Philippe de Montmorency, comte de Hornes (By Ad Meskens)  1

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Sire,

Je n’ai, loin s’en faut, ni la notoriété, ni la vaste culture de l’auteur d’une célèbre missive 2 adressée en 1912 à Votre arrière-grand-père, le Roi Albert Ier 3. Il ne me reste donc qu’à espérer en Votre indulgence face à mon outrecuidance. Circonstance atténuante peut-être, je serai plus bref que Jules Destrée 4, mon illustre prédécesseur. Lire la suite

Notes:

  1. Own work – CC BY-SA 4.0
  2. Lettre de Jules Destrée à Albert Premier, Roi des Belges
  3. Roi des Belges (Bruxelles 1875-Marche-les-Dames 1934) Roi des Belges de 1909 à 1934
  4. (Marcinelles 1863-Bruxelles 1936) homme politique belge, avocat, écrivain. Fondateur de l’ “Assemblée wallonne”, député du Parti Ouvrier Belge de 1894 à 1936

Une 7° réforme de l’Etat pour … la Région bruxelloise

Une 7° réforme de l’Etat pour … la Région bruxelloise

RTBF.be, 27 novembre 2013

En Région bruxelloise, 4 enfants sur 10 vivent sous le seuil de pauvreté. Soit 6 ou 7 enfants dans certaines communes. Le taux de chômage est de 20 %, celui des jeunes approche les 30 %. Taux qui dépasse les 50 % dans certains quartiers. En Région bruxelloise, un garçon sur quatre quitte l’école sans diplôme de l’enseignement secondaire supérieur. En Région bruxelloise, la seule commune de Bruxelles-ville accueille autant de demandeurs d’asile que la Flandre et la Wallonie réunies … En Région bruxelloise, on assiste à l’exode annuel de quelques 10 000 ménages (souvent à deux revenus) vers la Flandre ou la Wallonie 1. En Région bruxelloise, nous sommes assis sur une bombe sociale à retardement.

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Notes:

  1. « Les classes moyennes disparaissent de Bruxelles », Mathieu Colleyn, La Libre, 12 novembre 2013

De Brusselaars en het Stockholmsyndroom

Wee Brussel ! (1)

RTBF.be, 24 september 2013

Walen, weest meedogenloos voor de “octopus”, het “schrikgedrocht”, de “uitdijende stad”! Onverschrokken Walen, trekt ten strijde tegen de “hypertrofie” en de “buitenmaatse groei van Brussel”. 1 Deze woorden dateren uit 1963 en zijn dus precies vijftig jaar oud. Met een pen als een dolk laat François Perrin geen spaander heel van het toenmalige regeringsproject om de grenzen van de Brusselse agglomeratie een weinig te verleggen. Perrins analyse moet uiteraard worden gesitueerd in een tijdssfeer van nakende revolutie en ‘anti-imperialistische’ strijd. Ze getuigt echter ook van de diepgewortelde, gemeenschapsgebonden logica die aan de federale ‘reformating’ van België voorafging. Ze toont zonder omwegen dat er nooit – toen niet maar ook later niet – een volwaardig debat heeft plaatsgevonden over het statuut en de grenzen van Brussel, het derde Belgische gewest. Lire la suite

Notes:

  1. “A propos des projets linguistiques du gouvernement”, François Perrin, Combat, 13 juni 1963.

Les Bruxellois et le syndrome de Stockholm

Honnie soit Bruxelles (1)

RTBF.be, 24 septembre 2013

Wallons, pas de quartier pour cette « pieuvre », cette « hydre », cette « ville tentaculaire ». Hardis Wallons, sus à l’ «  hypertrophie » et au « grossissement démesuré de Bruxelles ». 1 C’était en 1963, il y a cinquante ans exactement. La plume affûtée comme une dague, François Perrin taille en pièces le projet du gouvernement d’alors d’élargir un tantinet les limites de l’agglomération bruxelloise. L’analyse a bien sûr les saveurs de l’époque, des révolutions à venir et des grandes luttes « anti-impérialistes ». Mais elle témoigne surtout de la logique profonde, d’essence communautaire, qui a présidé à la reformatation « fédérale » de la Belgique. Elle indique sans ambiguïté qu’il n’y eut jamais, ni alors ni par la suite, de véritable débat sur le statut et sur les frontières de la troisième région belge, la Région bruxelloise. Lire la suite

Notes:

  1. « A propos des projets linguistiques du gouvernement », François Perrin, Combat, 13 juin 1963

Rigueur n’est pas austérité

rtbf.info, 29 mars 2013

En dépit de tous les trains d’économies, plus ou moins opportuns, pris par le gouvernement belge au cours de ces deux dernières années, il est difficile de se départir de la sensation désagréable que la mesure de la crise traversée n’a toujours pas été prise. Pourtant, la plupart des indicateurs sont toujours à l’orange, voire au rouge. Selon une étude des professeurs Carine Peeters et Leo Sleuwaegen 1, « les exportations belges ont perdu, en dix ans, 21 % de parts de marché dans le secteur marchandises et 9 % dans le secteur des services. ». « En outre, il ressort que la principale raison qui pousse les entreprises belges à se fournir à l’étranger (en services) est l’économie des coûts de personnel. » Et, « plus inquiétant » selon le professeur Sleuwaegen : « la faible proportion des produits de haute technologie parmi les exportations belges ». Pour l’Institut des comptes nationaux, notre « balance commerciale est repassée dans le rouge en août (2012) avec un déficit de 0,3 milliard d’euros ». 2 En ce qui concerne la croissance, même les prévisions prudentes de l’Institut de Recherches Economiques et Sociales de l’UCL (+ 0,8 % en 2013 du PIB) ont déjà été revues à la baisse (+ 0,2 % en 2013). Quant à notre dette publique elle est remontée à 101% de notre PIB… pour un total de 377 milliards d’euros et une charge de la dette de quelques 12 milliards. En termes de compétitivité, la Belgique est passée, selon la Banque mondiale, de la 20ième place en 2008, à la 33ième place en 2012. Lire la suite

Notes:

  1. « La FEB veut booster l’exportation », Laurent Lambrecht, La Libre, 18 septembre 2012
  2. La Libre, 16 octobre 2012