À propos

« le roseau vert »*
entre les dents

« Olivier Dupuis est un de ces hommes saumons qui remonte le courant des idées reçues. Sur tous les fronts des droits de l’homme, il est en première position. Depuis quelques années inlassablement il garde « le roseau vert » entre les dents. Je rêve avec lui d’une démocratie où chacun serait libre de décider de la finalité des impôts qu’il paie à l’état, s’ils iront à l’armée ou à la recherche. Chaque citoyen serait libre de choisir son camp et travaillerait pour ce à quoi il croit en son for intérieur. »

Julos Beaucarne,
le 8 Octobre 1985
Auteur-Chanteur-Compositeur

Olivier Dupuis est né en 1958 à Ath (Belgique). Il est licencié en Sciences Politiques et Sociales de l’Université de Louvain. Il s’inscrit pour la première fois au Parti Radical en 1981 et participe activement à la campagne contre l’extermination par la faim, en multipliant les initiatives nonviolentes qui l’ont entrainé à de nombreuses reprises dans les commissariats de police de la ville de Bruxelles. En 1982, il a mené pendant cinq semaines une grève de la faim afin que la loi dite « loi-survie », adoptée à une très large majorité par le Parlement belge, soit effectivement mise en oeuvre. Au cours de la même année, il est arrêté à Prague pour avoir manifesté et distribué des tracts avec d’autres militants radicaux en faveur de la liberté et de la démocratie. Après trois jours de détention, il est expulsé et interdit de séjour pour une durée de cinq ans.

En septembre 1985, il participe à une action de distribution de tracts sur la côte dalmate en faveur de l’adhésion rapide de la Yougoslavie à la Communauté européenne, comme moyen pour assurer une transition pacifique du système communiste à la démocratie. Arrêté avec deux autres militants radicaux à Dubrovnik, il est incarcéré pendant trois jours, puis expulsé et condamné à trois ans d’interdiction de séjour.

Soutenant que ni la défense militaire ni la défense civile alternative ne constituent des défenses efficaces face aux menaces réelles pour la paix et la sécurité constituées pour l’essentiel par l’absence de démocratie en Union Soviétique et par le non-respect du droit à la vie dans la partie sud du monde, il est arrêté en octobre 1985 et inculpé pour désertion. Condamné à deux ans de détention, il est libéré en août 1986, après avoir passé 11 mois dans les prisons de Saint-Gilles et de Louvain.

Dès fin 1988, il réside à Budapest où il participe à l’organisation du congrès du Parti Radical Transnational qui s’y tiendra en avril 1989. De 1989 à 1993 il coordonne les activités du PR dans les pays d’Europe Centrale. En décembre 1991, alors que la Communauté Européenne s’obstine toujours à ne pas procéder à la reconnaissance internationale des républiques de l’ex-Yougoslavie, il se rend avec Marco Pannella et d’autres radicaux dans les tranchées de la ville assiégée d’Osijek, et y revêt l’uniforme croate.

A Sofia, en juillet 1993, il est élu Président du Conseil Général du Parti Radical Transnational.

En mars 1994, il entame un jeûne de dialogue (qui durera vingt-huit jours) avec les membres de la Ve Commission des Nations Unies, pour obtenir un accord sur le financement du Tribunal ad hoc pour les crimes commis en ex-Yougoslavie.

A Rome, en avril 1995, lors du 37ième Congrès radical, il est élu secrétaire général du Parti Radical Transnational.

En avril 1996, il devient membre du Parlement Européen. Il y est membre de la Commission des Affaires Etrangères, membre suppléant de la Commission Liberté Publiques et membre des Délégations avec l’Europe du Sud-Est et avec la Transcaucasie.

Au cours de l’été 1998, il lance la campagne du Parti Radical Transnational en faveur de l’inculpation pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité du Président Milosevic par le Tribunal Pénal International sur les crimes commis en Ex-Yougoslavie. Au printemps 1999 il remet au Procureur-adjoint du Tribunal, Graham Blewitt, plus de cent mille signatures de citoyens du monde entier qui demandent l’inculpation de Slobodan Milosevic.

Il est réélu au Parlement européen en juin 1999 dans la circonscription de l’Italie Nord-Occidentale (Milan-Turin-Gène). Il est membre de la Commission Constitutionnelle, membre suppléant de la Commission des Affaires Etrangères et membre des Délégations avec l’Asie du Sud et avec la Transcaucasie.

En juin 2001, il manifeste avec Martin Schulthes à Saigon (Ho Chi Minh Ville) en faveur de la démocratie et de la liberté de religion devant la Pagode de Tinh Minh où est détenu le Vénérable Thich Quang Do, numéro 2 de l’Eglise Bouddhiste Unifiée, non reconnue par les autorités de Hanoï. Arrêtés, ils sont interrogés pendant quelques heures et puis expulsés en direction de Bangkok.

A l’occasion du second anniversaire du « Mouvement du 26 octobre 1999″ et en signe de solidarité concrète avec cinq des leaders du mouvement arrêtés alors et devenus depuis des desaparecidos, Olivier Dupuis, Silvja Manzi, Massimo Lensi, Bruno Mellano et Nikolaj Khramov manifestent le 26 octobre 2001 à Vientiane pour « la liberté, la démocratie et la réconciliation au Laos ». Arrêtés par les autorités de Vientiane, ils sont longuement interrogés et puis incarcérés durant deux semaines à la prison de Phontong. Condamnés à deux ans et demi de prison au terme d’un procès-farse, ils sont immédiatement expulsés du pays.

Le 26 février 2004, Olivier Dupuis arrête une grève de la faim entamée 40 jours plutôt suite à l’adoption par le Parlement européen de deux amendements qu’il avait déposés. Dans le 1° le PE « demande à la Commission et au Haut Représentant pour la PESC d’étudier le Plan Akhmadov qui propose, sur base de l’expérience de la communauté internationale au Kosovo, l’établissement d’une administration provisoire des Nations Unies sur la Tchétchénie ». Le deuxième amendement adopté par la plénière du PE affirme que « la déportation de l’ensemble du peuple tchétchène ordonnée par Staline le 23 février 1944 a, en vertu de la 4° Convention de La Haye de 1907 et selon la Convention sur la prévention et la répression du crime de Génocide adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU de 1948, constitué un acte de génocide ».

Depuis début 2005 il est en congé de la politique.