D’un système de pouvoir à un régime : itinéraire russe

Le HuffingtonPost, 5 juin 2014, Strade, 11 juin 2014, EvroForum, 3 juillet 2014, Khpg.org.ua, July 9, 2014

L’annexion de la Crimée et la déstabilisation à grande échelle de l’Ukraine orientale organisée, financée et ravitaillée en armements et en hommes par le Kremlin constituent des violations patentes et sans précédent de l’appareil normatif qui régit les relations entre les Etats européens depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (Accord final d’Helsinki, Charte des Nations Unies, Mémorandum de Budapest). Elles marquent donc une rupture radicale dans l’ordre européen. Pour l’appréhender au plus prêt et en saisir toutes les implications, il est indispensable, croyons-nous, de comprendre la nature profonde du régime en place à Moscou. Notre capacité à donner des réponses adéquates à la brûlante question ukrainienne en dépend. Mais pas seulement : en dépendent également la cohésion future de l’Union européenne, voire sa pérennité même, ainsi que la perspective pour les citoyens russes de renouer avec l’espoir de bâtir, un jour, une société fondée sur l’Etat de droit et la démocratie. L’enjeu est donc énorme.

Au commencement de notre histoire, il y a donc la Russie, pas l’Ukraine. Cette histoire qui n’a jamais connu de véritable rupture, re-commence explicitement en 1999, date de l’avènement de Vladimir Poutine au sommet du pouvoir ; date, surtout, de ce qui semble être la clôture des tâtonnements démocratiques soviétiques, puis russes. Les partisans de l’Etat fort qui n’avaient jamais désarmé – c’est eux, déjà, qui avaient torpillé Gorbatchev en jouant habillement sur les frustrations et les nostalgies d’une partie de l’ancien appareil communiste et sur les forces et les faiblesses de Boris Eltsine -, remportent la mise. Il ne reste qu’à le faire comprendre à quelques oligarques cultivant l’illusion de détenir la réalité du pouvoir, comme Boris Berezovsky, le « faiseur de roi », ou à d’autres, comme Mikhail Khodorkovski, imaginant pouvoir gérer leurs empires économiques en toute autonomie et, folle audace, participer à la vie politique de leur pays.

La nature du nouveau système russe

Même si l’on en discerne les contours dès le lancement de la 2° guerre de Tchétchénie, en 1999, durant la première campagne présidentielle de Vladimir Poutine, l’idéologie portée par le successeur de Boris Eltsine met, comme toutes les idéologies « en grande partie aveugles à leur propre signification comme à leurs implications » 1, un certain temps à se déployer. En 2005, elle est déjà beaucoup plus explicite. Cette année-là, le président de la Fédération de Russie déclare à Berlin que : « la chute de l’Union soviétique est la plus grande catastrophe géopolitique du 20° siècle. » Cette catastrophe est double, elle comprend à la fois celle d’un empire et celle d’un système de pouvoir. La priorité du président russe semble alors être l’établissement d’un nouveau système de pouvoir à travers une opération progressive de déconstruction des éléments de démocratie introduits à la fin des années 80 et au début des années 90 et, parallèlement, l’édification d’une nouvelle verticale du pouvoir. En 2008, à la fin de son deuxième mandat présidentiel, ce processus de transformation est pour l’essentiel achevé, suffisamment en tout cas pour que Vladimir Poutine puisse feindre de « laisser » la place à Dimitri Medvedev. La démocratie est, déjà, à de nombreux égards, devenue une démocratie Potemkine. Toute alternance semble désormais rendue impossible. Le parlement est réduit au rôle de chambre d’enregistrement de décisions prises ailleurs. Les lois liberticides se multiplient. La justice (au moins pour les affaires qui comptent pour le pouvoir) est aux ordres. Les oligarques ont intégré que la large autonomie dont ils jouissent a comme limite indépassable leur subalternité et leur loyauté au système. La plupart des mass-médias – les télévisions en particulier – ont été transformés en fidèles relais du Kremlin. La réalité du pouvoir réside, toute entière, dans cette fameuse « verticale », où les structures de force (silovicratie 2) jouent, dans une partition nouvelle, le rôle central que jouait le parti unique dans le système soviétique ; des structures de force dont les moyens ont été considérablement renforcés. Ainsi, au cours des quatre dernières années seulement (2009-2013), les ressources allouées aux forces de maintien de l’ordre ont été augmentées de 50%, celles des forces armées de 80 %. 3

Sur base de la distinction fondamentale opérée par Marcel Gauchet entre « pouvoir totalitaire » et « régime totalitaire », on peut dire qu’en 2012, au début du troisième mandat présidentiel de Vladimir Poutine, le pouvoir russe est désormais totalitaire. Il « contrôle et comprime » 4 la société. En témoigne notamment sa capacité de dissoudre, par un savant dosage de rétributions et de répression ciblée, l’important mouvement de contestation qui avait suivi l’élection présidentielle de 2012. Mais si ce pouvoir contrôle désormais la société, « il ne la pénètre pas encore 5 ». Si les citoyens russes n’ont plus prise sur les structures politiques, leur soutien reste pour l’essentiel pragmatique. Ils créditent le nouveau pouvoir d’avoir restauré une forme d’ordre et d’avoir assuré un certain bien-être économique. Mais ils sont peu sensibles encore à l’idéologie sous-jacente du système. La révolution démocratique ukrainienne, Euromaidan, en novembre dernier offre au pouvoir l’opportunité de pénétrer bien plus profondément dans la société russe ; car ce qui est d’abord un échec pour le pouvoir russe, le renversement du régime de Yanoukovitch alors que celui-ci avait presque accompli la mission qui lui avait été impartie par Moscou, à savoir le démantèlement de l’intérieur de la structure étatique ukrainienne –, est transformé, à partir de l’opération d’annexion de la Crimée, en une formidable opération de mobilisation et d’explicitation idéologique.

Une idéologie en devenir

Cela ne signifie pas que la transformation en cours à Moscou renvoie au « grand saut du pouvoir totalitaire au régime totalitaire » tels que ceux réalisés par Staline durant les années trente, ou par Mao durant les années soixante. Il manque pour cela un substitut à la religion séculière du système bolchévique, à cette hérésie judéo-chrétienne avec l’Homme libéré en dieu surplombant et inaccessible. C’est donc assez naturellement dans différentes expériences totalitaires ainsi que dans l’histoire de la Russie et de l’Union soviétique et chez les nouveaux idéologues de la grandeur russe que le nouveau pouvoir va puiser pour trouver son nouveau ciment idéologique.

Ainsi si son système de pouvoir emprunte beaucoup à ce bolchévisme jamais vraiment renié, « point de départ du moment totalitaire » 6, son modèle idéologique renvoie plus au modus operandi utilisé par Staline après la rupture du pacte Ribbentrop-Molotov lorsque l’idéologie communiste déjà largement dévaluée et désormais peu utilisable fut remplacée au pied levé par un patriotisme soviétique où s’entremêlaient nostalgie impériale, exceptionnalisme de la civilisation russe, résistance contre la décadence occidentale, lutte « antifasciste », expansionnisme, militarisme … un « national-bolchévisme » 7, comme le dit Snyder, ante litteram.

La modernité du nouveau régime russe

Le HuffingtonPost, 5 juin 2014

De nombreux Occidentaux qualifient le président russe de grand tacticien et de piètre stratège. Ils insistent sur les effets négatifs sur la Russie, à court et, surtout, à moyen terme, de l’annexion de la Crimée et de la déstabilisation à grande échelle de l’Ukraine orientale (dévaluation du rouble, accélération de la fuite des capitaux, coûts engendrés par l’occupation de la Crimée notamment), ils insistent aussi sur l’efficacité des sanctions mises en œuvre … D’autres se rassurent en qualifiant la Russie de puissance régionale. Peu s’arrêtent sur les bénéfices pour le pouvoir en place à Moscou de la mutation en cours : une mobilisation idéologique et un soutien populaire sans précédent, une revalorisation des forces armées ; un hold-up sur les importantes ressources gazières et pétrolières ukrainiennes en mer d’Azov et dans la mer Noire ainsi que sur les nombreux avoirs criméens confisqués et la redistribution de celles-ci et de ceux-là sous formes de prébendes à la verticale du pouvoir ; le renforcement des divisions au sein de l’Union européenne ; la consolidation d’un modèle de référence pour les réactionnaires de gauche et de droite qui prolifèrent sur des démocraties sclérosées et sur un projet européen en panne …

Nous croyons, au contraire, que ce système de pouvoir et ce régime en devenir possèdent une réelle cohérence et une solidité certaine, en raison notamment de caractéristiques profondément modernes. Tirant les leçons des limites du système marxiste-léniniste, il est en effet non seulement compatible avec un modèle d’économie de marché mais en tire une partie substantielle de sa force. Car l’économie de marché dirigée n’est pas seulement plus efficace que l’économie planifiée et centralisée, cause principale de l’effondrement du système soviétique ; elle permet un contrôle strict sur tous les secteurs considérés comme stratégiques (énergie, matières premières, armements …) tout en permettant, élément essentiel, une politique de rétribution, économique et symbolique, généreuse et efficace de la verticale du pouvoir. En outre, débarrassé des rigidités idéologiques du système communiste qui avaient fini par engendrer une gérontocratie momifiée, le nouveau système de pouvoir est en mesure de sélectionner et de coopter des personnalités aussi brillantes que dénuées de tout scrupule (Serguei Lavrov, Serguei Choïgou, Dmitri Rogozin …). Last but not least, le nouveau système a perfectionné un modèle de démocratie apparente remarquablement efficace et moderne qui repose sur deux piliers : d’une part, un redoutable appareil de contrôle et de répression ciblée ; d’autre part, une puissante machine de propagande diffusant en continu de vrais-faux débats, de vrais-faux reportages, de vraies-fausses indignations, de vraies-fausses accusations … aux antipodes de la propagande engoncée du soviétisme finissant, terreau fertile des innombrables et savoureuses blagues soviétiques.

Un tel système peut s’accommoder d’un certain degré d’isolement de la part de l’Occident. Beaucoup plus souple que le système soviétique et fort de ses immenses réserves en matières premières, il est en mesure de se ménager des alternatives, ce qu’il est déjà en train de faire, comme en témoigne, parmi d’autres accords, le méga-contrat de fourniture de gaz qui vient d’être conclu en mai 2014 avec l’autre grand pays régi par un pouvoir totalitaire, la République Populaire de Chine. L’Iran, jamais abandonné par Moscou, comme en témoigne notamment le soutien inconditionnel apporté par la Russie à la Syrie, est un élément-clé dans la stratégie de diversification poursuivie par le Kremlin. Et, sauf à considérer le Turkménistan comme non assujetti au régime de souveraineté limitée nouvelle manière, l’Iran de demain, libéré des sanctions internationales, constitue pour la Russie la porte à travers laquelle accéder à l’énorme marché de l’Asie du sud, à commencer par l’Inde, toujours empêtrée dans son passé de pays colonisé et prisonnière de ses vieilles alliances, incapable encore de s’assumer comme la démocratie la plus peuplée du monde.

Rappel nécessaire, la Fédération russe possède toujours le plus important arsenal nucléaire du monde et, ce qui n’est pas sans importance pour l’Europe, un avantage écrasant en ce qui concerne le nucléaire tactique. En dépit de la corruption endémique, la plupart des spécialistes s’accordent pour dire que le processus de modernisation des forces armées russes mis en oeuvre au cours des dernières années est indéniable. Quand on sait que six années seulement (1933-1939) ont suffi au régime hitlérien pour constituer sa formidable machine de guerre, on est en droit d’avoir quelques inquiétudes sur ce que sera l’armée russe dans trois ou cinq ans.

La 5° colonne européenne

En outre la création d’un puissant réseau d’appuis extérieurs dans les pays de l’Union européenne participe aussi de cette stratégie mise en œuvre depuis des années par Moscou. Les résultats sont impressionnants. Il y a les éternels mencheviks, ces adorateurs du pouvoir comme Gerhard Schröder qui n’ont toujours pas intégré que l’Etat de Droit était au fondement de la démocratie, qu’il la précédait, qu’il était la condition indispensable à sa réalisation. Il y a cette armée de « chief executives » comme Ben Van Beurden (Royal Dutch – Shell), Bob Dudley (BP), Paolo Scaroni (ENI), Christophe de Margerie (Total), Joe Kaeser (Siemens), Alfredo Altavilla (Iveco), Laurent Castaing (STX France), imbus de leurs pouvoirs et de leurs privilèges, qui se plaisent à attribuer à leurs homologues russes un pouvoir que ces derniers n’ont pas, en même temps qu’ils feignent de croire que les affaires qu’ils font en Russie sont de vraies affaires, et pas des affaires politiques. Il y a la vaste brigade des réactionnaires de droite et de gauche, de Mélenchon à Marine Le Pen, du Jobbik à Isquierda Unida, unis dans la défense du « référendum » en Crimée 8 et donc de l’annexion de celle-ci par la Russie 9. Il y a la brigade des nostalgiques des empires disparus, orphelins des alliances de revers, comme Elisabeth Guigou, ou les bardes de « la France, ce grand pays » comme Dominique de Villepin. Il y a les dénigreurs de l’Ukraine qui, comme Piotr Smolar, à coup de traits de plume apparemment anodins, décrédibilisent l’action des autorités de Kyiv et questionnent la pertinence même de l’existence de l’Ukraine. Il y a les faux ingénus, nombreux chez les militaires européens, pour qui tout se résume à des garanties de sécurité qu’il faudrait offrir à la Russie, et dans les services de renseignement européens, satisfaits de leurs excellentes relations de collaboration avec leurs homologues russes. Il y a enfin tous ces journalistes, académiques, fonctionnaires, avocats, hommes et femmes politiques subsidiés par Moscou.

Les opportunités de déstabilisation dans l’ « étranger proche »

Enfin, la politique de « défense » des Russes de l’étranger comporte beaucoup d’avantages pour le Kremlin. Elle permet de consolider des positions hégémoniques dans le secteur des matières premières, elle offre de nombreuses opportunités de faire des piqûres de rappel idéologique à la population russe, elle permet de maintenir la pression sur l’ensemble de l’étranger proche, elle gratifie l’armée russe d’un nouveau prestige. Tout laisse croire que les autorités russes privilégieront son utilisation en tant que moyen de pression et de chantage et qu’elles ne recourront à des opérations armées déguisées ou non que lorsqu’elles estimeront pouvoir à la fois éviter de subir des sanctions internationales trop fortes et obtenir des gains substantiels. Ceci au moins tant que le Kremlin n’aura pas réalisé l’ensemble de son programme de modernisation et de renforcement de son armée. A moyen terme donc, de très sérieuses menaces pèsent sur un certain nombre de pays dont certains sont déjà membres de l’Union européenne (pays baltes), d’autres sont en passe de conclure des accords d’association (Ukraine, Moldavie, Géorgie) tandis que d’autres sont enclavés (Azerbaïdjan, Arménie, Kazakhstan, Turkménistan …).

A l’intérieur, l’ivresse nationaliste voire l’addiction d’une grande partie de la population russe, y compris parmi sa frange la plus moderne – la classe moyenne, mettra d’autant plus de temps à se dissiper que les oppositions à ce nouveau système de pouvoir et à ce régime en devenir ne pourront, comme en Ukraine, s’organiser autour de la réaffirmation de l’identité nationale et qu’elles seront confrontées à un appareil répressif beaucoup plus efficace qu’en Ukraine.

Un renversement du régime russe s’annonce extrêmement difficile. La condition de sa réalisation impliquera un processus de lustration de dimension inconnue dans l’histoire moderne. Les tenants du régime actuel sont les premiers à en être conscients. Et s’il est certain que ce régime est condamné à terme, tout indique qu’il mettra tout en œuvre pour durer. Le reconnaître est essentiel tant pour accélérer sa chute que pour se prémunir contre la menace qu’il représente. De ce point de vue, la délégation des responsabilités à d’autres – les Etats-Unis – n’est plus une option pour l’Europe, d’autant que l’autre grand pouvoir totalitaire, la Chine, constitue une menace croissante pour ses voisins d’Asie.

L’Union européenne et ses Etats membres – ou au moins une partie d’entre eux, doivent en tirer toutes les conséquences et adopter des décisions à la hauteur du défi posé. Celles-ci doivent donc s’inscrire dans la durée, avec, en préalable, la résolution de l’hypothèque britannique. L’heure est venue de scinder l’Union européenne en une grande Europe, l’Europe des quatre libertés (avec la Grande-Bretagne) et une Europe plus intégrée, articulée autour de la zone euro, dotée d’une armée commune (mais pas unique), d’un service communautaire de contre-espionnage et d’une ambitieuse politique de l’énergie. Le moment est venu également d’établir un embargo total sur la vente et l’achat d’armements à la Russie et de lancer le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

 


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Notes:

  1. A l’épreuve des totalitarismes 1914-1974, Marcel Gauchet, Ed. Gallimard, 2010
  2. Siloviki, membres des structures de force (armée, police, services secrets, …)
  3. « Russia’s Massive and Growing war machine », Walter Derzko, Dr. Andrew Zhalko-Tytarenko, 20 mai 2014, http://www.infoukes.com/
  4. Marcel Gauchet, op. cit.
  5. Marcel Gauchet, op. cit.
  6. Marcel Gauchet, op. cit.
  7. « La Russie contre Maidan », Timothy Snyder, Le Monde, 21 février 2014
  8. Selon un rapport du Conseil pour la société civile et les droits de l’homme de la Présidence russe, 15 % seulement de la population de Crimée s’est prononcée pour le rattachement à la Russie, mai 2014.
  9. Liste de votes de la Résolution du PE du 17 avril 2014 sur « les pressions de la Russie à l’encontre des pays du Partenariat oriental et en particulier la déstabilisation de l’Ukraine »

2 thoughts on “D’un système de pouvoir à un régime : itinéraire russe

  1. Bon…

    Sur la forme : désolé il y a des progrès à faire, que ce soit en matière de césure ou de typographie.

    Sur le fond : abject.

  2. eh bé, y cause ben le monsieur, c’est un conte?
    En effet, il est très fort.
    Beaucoup toujours informés aux mêmes sources sont fiers de pouvoir accéder à la « science » de ce monsieur.Ils sont « instruits »!
    Nourris aux mêmes mamelles des mensonges, des manipulations, depuis toujours et en redemandant puisque cela « colle » avec leur point de vue mass-merdié.
    Il trouvera, j’en suis sûre, :( des lecteurs qui croiront tout ça, goberont sans se donner nulle peine de vérifier, on fait confiance, c’est « l’entre soi » et on « s’entend » si bien.
    On a des haines communes.
    Le peuple lui, a ses sales petits bonheurs, ses sales petites victoires.

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